Quels sont les signes du stress ? Quelle aide peut-on trouver dans le Yoga et l’Ayurveda ?


D’abord, lorsque nous sommes stressés, nous pouvons observer les symtômes suivants... à moins que nous ne les ayons déplacés vers des pathologies plus profondes :

  • Notre plexus est bloqué et nous nous pouvons plus respirer amplement : au contraire, notre respiration est courte et haletante.
  • Comme l’indique l’éthymologie, si notre souffle est coupé, notre spiritualité l’est aussi : respirer et spiritualité renvoient tous deux à l’Esprit, du souffle qui vient nous visiter à l’aspiration de l’âme ( ?).
  • Nous observons que nous pouvons agir sur des modes réflexes mais notre pensée créatrice est comme coupée, elle aussi.
  • Les désordres engendrés par cet état de stress ont des conséquences quasi immédiates sur notre intestin qui ne fonctionne plus correctement. Dans ce cas, nous avons mal au ventre...


Que se passe-t-il ? 

  • Nous sommes coupés de nous-mêmes et avons l’impression d’être en lutte avec notre environnement : la relation harmonieuse avec notre entourage est comme un rêve inaccessible.
  • Outre le blocage le plus évident que nous ressentons dans le plexus et le ventre, deux autres blocages se sont créés : dans la gorge (la voix est plus pointue, plus cassante que lorsque nous sommes relaxés) et dans le mental qui tourne en rond à l’image d’une abeille dans un bocal.
  • En fait, ces 3 noeuds sont comme des pare-feux, des protections. Si l’énergie circulait librement dans notre colonne d’énergie, alors que nous nous situons mentalement dans une relation de lutte avec notre entourage, elle pourrait causer des dommages comparables à un court-circuit dans une installation électrique défectueuse. Au contraire, lorsque nous rétablissons l’harmonie avec notre environnement et que la sérénité retrouve droit de cité, les blocages peuvent s’effacer et la circulation de l’énergie peut reprendre plus librement en passant par les chakras qui peu à peu retrouvent leur ouverture. 

Cet aspect est capital : les effets du stress ne sont pas des choses avec lesquelles il faut lutter. Au contraire, ce sont des protections, des signaux : il est temps pour nous de lâcher du lest pour retrouver notre respiration intérieure et renouer harmonieusement avec notre environnement. 

A ce stade, il convient d’identifier quel est le moyen le plus habile pour nous reconnecter. A notre époque, nous disposons d’une multitude de propositions : activité musicale ou sportive, vacances dans les lagons ou sports d’hiver, Qi gong ou Tai chi, etc. Pour ma part, je mentionnerai le Hatha Yoga et l’Ayurveda :

Le Hatha Yoga propose de retrouver sa respiration en pratiquant le souffle. 

  • La relaxation paraît évidente. Cependant, elle ne sera vraiment efficace que lorsque le mental pourra « lâcher », être pacifié. Pour cela, l’entraînement du corps physique est la voie la plus simple, même si les exercices doivent être faciles à exécuter et suffisamment prenants pour ne plus pouvoir penser à ses soucis.
  • La respiration doit reprendre ses droits. Des exercices préliminaires peuvent nous aider à la remettre en marche. Alors, la respiration complète se réinstalle. Elle engage les trois étages du poumon : le niveau ventral qui correspond au niveau du corps physique ; le niveau thoracique qui relie au corps émotionnel  et le haut de la poitrine qui résonne avec le corps spirituel).
  • Enfin, peu à peu, la méditation pacifiante pourra être abordée : dans l’immobilité des postures d’abord, puis seule.


L’ayurveda suggère :

  • De faire le point sur la digestion : où en est le feu digestif ? S’il est éteint, comment le restaurer : par le choix plus juidicieux des aliments, par les horaires et la régularité des repas, par l’ambiance de calme au cours des repas, l’état d’esprit de contentement sur les plats qui nous sont proposés, etc. 
  • D’utiliser certaines plantes médicinales, si nécessaire, pour restaurer un équilibre dans le tube digestif (estomac, foie, pancréas, intestins).
  • Considérer les émotions comme des « nourritures immatérielles » : qui n’a jamais été bouleversé par un entretien téléphonique ? - Il s’agit d’éviter les émotions visuelles fortes avant d’aller se coucher, les films à suspens ou contenant des images violentes, par exemple.
  • De rétablir les fonctions de repos pendant la nuit et d’activité pendant la journée : se coucher ayant digéré et l’esprit libre pour pouvoir se lever frais et dispos le lendemain matin. Le dîner doit donc avoir été léger et il faut compter deux à trois heures avant d’aller se coucher ; il est en outre préférable d’éviter de rester statique pendant ce laps de temps. De plus, l’idéal est de faire en sorte que les activités se réduisent graduellement jusqu’à un « rituel d’endormissement » : un moment d’introspection pour faire le point sur sa journée, préparer déjà ses affaires pour le lendemain, puis, faire ses ablutions, lire éventuellement des textes inspirants, méditer, etc.

Entre l’état de nervosité extrême de la personne stressée et le calme olympien qui vient d’être décrit, il y a certes un abîme. C’est pourquoi il est utile de cheminer pas à pas en utilisant les outils les mieux adaptés à la personne. Il s’agit en fait d’étapes négociées entre le consultant et la personne : 

  • Quels changements est-elle à même d’opérer dans son quotidien ? 
  • Quelles concessions peut-elle faire dans l’immédiat ?  


L’avantage de ces deux pratiques est qu’elles offrent une vaste panoplie de moyens habiles : depuis les exercices corporels jusqu’à l’immobilité en passant par l’art de vivre. Peu à peu, les choses se remettront en place : le stress régressera et la personne retrouvera sa vraie nature dès lors que l’acceptation initiale de l’état de stress est possible.

© Brigitte MARTIN 2015